Les 8 points communs entre mon chien et moi

Les 8 points communs entre mon chien et moi
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Avez-vous déjà entendu les gens dire qu’un chien ressemble à son maître ? Mais si, vous avez sûrement déjà vu ces illustrations qui poussent l’idée à l’extrême (Sinon, voyez un exemple par vous-même en cliquant ici 😆 ). Mais trêve de plaisanterie, car cet article ne parlera en fait pas de ça. Ce n’est pas de la ressemblance physique dont il est question, mais plutôt de la façon d’être générale. Un chien a beaucoup de points communs avec l’homme et vous verrez qu’au final, le meilleur moyen de comprendre son chien est tout simplement de se mettre à sa place ! “Quels sont les points communs entre mon chien et moi ?”, vous demandez-vous ? Voici les 8 points que nous avons mis en avant :

1. Mon chien et moi passons par les mêmes étapes de la vie

Lorsque nous naissons, nous ne sommes que des bébés. Ensuite, nous passons par le stade de l’enfance, de l’adolescence, pour enfin devenir des adultes. Et bien sachez que pour votre chiot, c’est pareil. Comme nous en parlions dans notre article « Au début avec un chiot : 3 choses à savoir », la seule différence est la durée de chacune de ces phases, qui sont plus courtes chez le chien.

  • 0 à 8 semaines : Le chiot est un bébé. Il a besoin de sa mère pour se développer et apprendre les fondements qui feront de lui en chien. Il est interdit de séparer un bébé chiot de sa mère.
  • 8 semaines à 5 mois : Votre loulou est un enfant. Il n’a d’yeux que pour vous et écoute attentivement ce que vous lui dites. Il est curieux, mais cette curiosité diminuera progressivement pour laisser place à la peur.
  • 5 mois à 1 année : Eh oui, lui aussi passe par l’étape difficile de l’adolescence. Ne soyez pas surpris si votre ado ne vous écoute plus. À cet âge, un besoin de découvrir le monde s’éveille en lui. Pour l’aider, promenez-le dans des endroits qu’il ne connaît pas. Ses hormones commenceront aussi à le travailler, vous pourriez avoir des surprises !
  • Après 1 année : Votre loulou est un grand et devrait normalement se calmer. Comme vous avez bien travaillé, il est maintenant un chien bien dans ses pattes ! Vous n’avez plus qu’à profiter des 14 prochaines années pour vivre avec lui des moments inoubliables 😀 .

2. L’apprentissage de la propreté, aussi chez le bébé

Un bébé chiot est comme un bébé humain

L’apprentissage de la propreté, cette étape parfois difficile à traverser lorsqu’on vit avec un chiot… Elle peut être très frustrante et on se sent parfois un peu démuni. Pourtant, nous aussi sommes passés par cet apprentissage étant bébé !

2 raisons font qu’en tant que bébés, nous ne faisions pas nos besoins directement aux toilettes :

  1. Nous n’avions pas encore les muscles assez développés pour nous retenir.
  2. Nous n’avions pas encore appris que c’est là-bas que nous devons faire.

En attendant d’être propre, on nous a fait porter des couches. Pour un chiot, c’est la même chose, sauf qu’on ne lui met pas de couche. À la place, il faut faire en sorte qu’il soit dehors à chaque fois qu’il est sur le point de faire ses besoins. Pas la peine de lui mettre le nez dedans quand il fait à l’intérieur, comme certains le recommandent, ni de le gronder. À moins bien sûr que ce soit également ce que vous faites lorsqu’un bébé fait ses besoins.

3. Un chiot est comme un enfant

Un chiot découvre le monde comme un enfant

Il a besoin d’être rassuré les premières semaines

Un chiot est comme un enfant, il découvre le monde et cherche à trouver sa place. Il a besoin de nouer un lien avec son humain qui saura le guider dans sa jeunesse. Gardez surtout ça en tête le jour où vous irez le chercher. C’est comme un enfant que vous auriez arraché à sa famille, il perd tout ce qu’il connaît. Votre rôle principal à ce moment sera donc de tout faire pour le rassurer, qu’il se sente bien et démarre sa nouvelle vie du bon pied de la bonne patte.

Socialiser un enfant, socialiser un chiot…

Avez-vous des phobies ? Y a-t-il des choses qui vous font peur ? Vous savez quoi, c’est sûrement que vous n’y avez pas été suffisamment bien socialisé durant votre jeunesse (La socialisation n’est pas quelque chose qui vous parle ? Lisez notre article sur le sujet 😉 ). Lorsqu’on est enfant, notre insouciance fait qu’on ne se rend pas compte de tous les dangers. On ne réfléchit pas autant que les adultes aux risques de ce qu’on fait. Avez-vous déjà remarqué certaines choses qui vous font peur aujourd’hui, alors qu’elle ne vous faisait rien étant petit ? Moi, c’est la peur du vide dont je m’en fichais. Pourtant aujourd’hui, je ne fait plus le malin !

Avec un enfant, c’est comme avec un chiot. Il faut profiter de cette insouciance pour l’habituer à un maximum de situations, afin qu’il ne développe aucune peur en grandissant. Par exemple, faites prendre tous les jours à votre fils une araignée dans ses mains, en rendant l’expérience aussi positive que possible, et il y a peu de chance qu’il en ait peur une fois adulte.

Un enfant distrait n’écoutera pas

Vous avez beau avoir un enfant très attentif et qui apprend vite, s’il est distrait, il se peut qu’il n’écoute pas ce que vous lui demandiez. S’il est en train de jouer avec ses copains et que vous lui demandez de venir vers vous, pas sûr qu’il obéisse immédiatement.

Avec un chiot, c’est pareil. Il sera même plus facilement distrait par les odeurs et tout ce qui se passe autour de lui. Si vous lui demandez quelque chose et qu’il n’obéit pas dans la seconde, pas la peine de s’énerver. Il n’a peut-être tout simplement pas entendu ou pas compris ce que vous lui demandiez. Commencez par essayer de capter son attention, puis redemandez lui une nouvelle fois.

4. On reproduit ce qui est agréable

Ça paraît logique, mais notre cerveau cherche à obtenir ce qui est agréable. Si nous étions collègues, et que je vous offrais un chocolat à chaque fois que vous toquiez à la porte de mon bureau avant d’entrer, vous choisiriez sûrement de le faire. Entre entrer sans frapper et ne rien recevoir, ou obtenir un chocolat simplement en toquant, le choix est vite fait.

C’est d’ailleurs exactement ce qui est illustré dans un épisode de la série « The Big Bang Theory » dans lequel l’excentrique Sheldon tente de modifier le comportement de Penny grâce à des chocolats. Il cherche à corriger ce qui l’agace en la jeune fille, en la récompensant dès qu’elle se comporte d’une manière qui lui plaît. Il pousse même cela à l’extrême en voulant modifier son timbre de voix, afin de le rendre plus grave.

Dans notre article sur les bases de l’éducation, c’est le même principe auquel il est fait référence. En éducation positive, le but est de trouver des récompenses adaptées à son chien, pour lui donner envie de se comporter comme il faut dans l’espoir d’en recevoir. À force, les bons comportements devienne simplement des automatismes.

5. Plus on nous explique lentement, plus on comprend facilement

Lorsqu’on éduque un chiot, le secret est la patience. Il faut prendre le temps de bien expliquer les choses. Rappelez-vous vos années d’école, qui était le meilleur enseignant ? Celui qui s’énervait quand vous posiez une question car vous n’aviez pas compris ? Ou celui qui prenait le temps de vous expliquer, de manière différente, jusqu’à ce que vous saisis ?

Soyez donc cet enseignant, et prenez le temps qu’il faut pour apprendre à votre chiot ce qu’il doit savoir 😉 . S’il ne fait pas ce que vous lui avez demandez, c’est qu’il n’a pas encore bien compris le principe. Recommencez et allez y plus lentement, en faisant de plus petites étapes. Si vous vous énervez sur lui quand il ne fait pas ce que vous lui expliquez, il ne va rien apprendre. Au contraire, il sera en stress et la seule chose qu’il risque de vouloir est de ne plus recommencer.

6. Nous ne sommes pas des robots !

Votre chien n'est pas un robot !

L’éducation, de manière générale, fait interagir deux êtres vivants ensemble. Que ce soit avec un enfant ou avec un chiot, vous êtes obligé de prendre en compte l’avis de l’autre si vous souhaitez faire de l’éducation positive. Par exemple, si celui que vous avez en face de vous a trop d’énergie, il sera dissipé et vous aurez du mal à lui expliquer quoi que ce soit. Si au contraire il est trop fatigué, il n’aura peut-être juste pas envie et ce ne sera pas le bon moment. Vous n’êtes malheureusement pas le seul à décider du moment idéal pour faire une séance d’éducation.

On a aussi souvent tendance à vouloir qu’un chiot nous obéissent dans la seconde lorsqu’on lui donne une commande. On lui demande un “Assis”, et on veut qu’il s’asseye immédiatement. Mais en fait, pourquoi s’énerver s’il n’agit pas tout de suite ? Avant toute chose, laissez-lui quelques secondes pour vous entendre, comprendre ce que vous lui avez demandé, et terminer ce qu’il est en train de faire avant de s’exécuter. Quand votre moitié vous demande de faire quelque chose, vous préférez peut-être d’abord finir ce que vous êtes en train de faire avant de vous exécuter. Pensez à votre chiot, il veut probablement faire pareil.

7. L’éducation traditionnelle s’applique aussi à l’homme

Éduquer de manière traditionnelle, c’est baser l’apprentissage sur la dominance et l’intimidation. Votre chiot doit se soumettre et obéir, par peur, au moindre de vos désirs. Vous devez lui montrer qui est le patron. Alors oui, ça fonctionne, mais traumatiser son chiot pour ses propres envies, n’est-ce pas un peu extrême ?

Mettez-vous à sa place. Si vous étiez au travail et que votre chef vous étranglait quand vous ne voulez pas faire ce qu’il vous demande, ou vous provoquait des décharges électriques lorsque vous faites quelque chose de faux, vous essayeriez probablement de ne plus faire aucune erreur, non ? Vous auriez peur, seriez constamment stressé et finiriez traumatisé. Par contre, vous deviendriez un employé modèle. Alors pourquoi ne le fera-t-il pas ?

8. L’ennui est mortel

Un chien qui s'ennuie développe des mauvais comportements

Vous arrive-t-il de vous ennuyer ? Malheureusement, c’est le cas de beaucoup de gens… Rappelez-vous quand vous étiez enfant, ces moments de temps libre que vous ne saviez pas comment occuper. À la recherche de quelque chose à faire, peu importe quoi, juste pour passer le temps. Certains se retrouvaient par exemple à développer leur créativité, alors que d’autres préféraient faire des bêtises.

Chez les chiens, c’est pareil. Ils n’aiment pas non plus s’ennuyer. S’ils en arrivent là, ils vont trouver par eux-mêmes un moyen de s’occuper. Et pour un chien, s’occuper, ça peut signifier aboyer, mâchouiller (Ce qui va lui tomber sous la main. Ça peut être des chaussures, des habits, ou même des meubles.), déchiqueter un coussin, etc… En d’autres termes, que des comportements pas très réjouissants.

Il n’y a que 2 moyens pour qu’un chiot ne finisse pas par développer de mauvais comportement :

  1. Il faut lui faire dépenser son énergie. Si vous vous occupez suffisamment de lui, il sera fatigué et dormira les moments où vous ne lui donnerez pas d’attention. Pour l’aider à se dépenser, vous avez le choix entre jouer, éduquer, socialiser ou aller vous balader.
  2. Il faut lui donner des occupations. S’il n’est pas fatigué et que vous ne pouvez pas vous en occuper, cherchez des moyens pour qu’il s’occupe tout seul. Sortez un Kong du congélateur (visible sur l’image juste en dessous) que vous aurez préparé à l’avance (il existe de nombreuses recettes de fourrage sur Internet), vous pouvez lui donner un os à ronger, préparer un tapis de fouille, etc…

Un Kong

    LA différence fondamentale entre mon chien et moi

    Malgré tous les points communs ci-dessus entre vous et votre chien, il y a une différence fondamentale entre vous deux. Il est important de la connaître afin de bien comprendre la manière de réfléchir de votre loulou. En fait, un chien ne réfléchit tout simplement pas. Non, ne vous méprenez pas, je ne suis pas en train de dire que votre chien est bête ! Laissez-moi vous expliquer :

    Notre cerveau nous permet d’analyser les situations que nous vivons dans le but de prendre les meilleures décisions. Nous ne réagissons pas immédiatement à nos pulsions et nos envies, et nous avons conscience d’une certaine morale. Le chien, lui, ne réfléchit pas à ce qu’il fait. Il a des besoins auxquelles il répond par réflexe. S’il a envie de faire ses besoins, il va les faire là où il est (avec certaines limites, bien sûr). S’il trouve quelque chose à manger, il va la manger. Si une odeur l’attire, il va aller la sentir.

    Connaître cela permet de mieux interpréter ce que fait son chiot. Vous est-il déjà arrivé de penser que votre chiot se comporte d’une certaine manière pour une raison bien précise ? Par exemple, qu’il mâchouille vos chaussures parce que vous l’avez grondé quelques minutes plus tôt ? Eh bien non, votre chiot n’est pas en train de se venger. S’il le fait, c’est juste que ses dents lui faisaient mal à ce moment, et qu’il cherchait quelque chose pour soulager la douleur. Pareil s’il fait ses besoins à l’intérieur, c’est juste que c’était le moment de le sortir. Ne vous méprenez pas, votre loulou n’a rien de diabolique 😉 . Ses actions ne sont que des réactions à ses besoins et ses pulsions.


    Et vous, avez-vous remarqué que vous avez des points communs avec votre chiot ? Plus on passe de temps avec son loulou, plus on se rend compte de son caractère, n’est-ce pas ? N’hésitez plus et partagez vos impressions avec nous dans les commentaires.

    Photos Flickr par : sasastro, crazyforheelers, Lauren LaBoyteaux, billadrian 96 et Matt Deavenport


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    One thought on “Les 8 points communs entre mon chien et moi”

    1. Hello Mathias,
      En voyant le titre de ton article, j’ai immédiatement pensé à ces photos ou l’on voit côte à côte, le chien qui ressemble tellement à son maître – ou l’inverse :-). Ça m’a bien fait rire de voir que tu en parles en intro.
      J’ai beaucoup aimé le secret que tu évoques dans ce bel article : la patience ! C’est une belle vertu qui peut être appliquée à tellement d’aspects de nos vies, bien au-delà de l’éducation canine.
      Merci encore pour ton post, c’est toujours un plaisir de te lire…

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