Les débuts avec un chiot : par où commencer?

Les débuts avec un chiot : par où commencer
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Si vous êtes comme nous et que vous avez (ou allez) adopter votre propre chiot pour la première fois (ou une seconde fois, mais que vous voulez vous améliorer 😀 ), vous vous demandez peut-être par où commencer le jour où il sera avec vous. Si ce n’est pas le cas, ne vous inquiétez pas, ça va venir 😉 .

Nous, ce n’est qu’une fois le petit Günther avec nous dans la voiture, durant le premier trajet retour jusqu’à la maison, que nous avons eu ces interrogations. Même en se préparant au maximum à l’avance, une fois ce petit être vivant dans les bras, impossible de ne pas se demander : “Mais mon dieu, par où commencer ?!”. Avec du recul, nous vous proposons cet article pour vous aider à avoir les idées claires.

Les 3+1 choses à faire avec un chiot

Au tout début avec votre loulou, dites-vous que vous partez d’une feuille blanche. A ce moment, il y a 3+1 choses que vous allez devoir faire :

  1. Nouer un lien avec votre chiot
  2. Le socialiser à notre monde
  3. L’éduquer
  4. (ou “+1”) Lui apprendre la propreté

Voilà, c’est tout… Que 4 choses pour que votre chiot puisse devenir un chien bien dans ses pattes. En réalité, il n’y en a même que 3, car l’apprentissage de la propreté est en fait un point de la partie “éducation” (c’est pour cette raison que nous parlons de “3+1” choses à faire, et non simplement 4). Nous avons cependant préféré en faire un point à part, car c’est une étape qui peut vite donner du fil à retordre selon le chiot !

En fait, la page ne sera pas si blanche quand vous accueillerez votre loulou. Il sera normalement au moins âgé de 2 mois (il est interdit de séparer un chiot de sa mère avant cet âge) et aura donc déjà vécu jusque-là. C’est surtout la socialisation qui devrait déjà avoir été commencée par ceux qui s’en sont occupé avant vous.

1. Commencer par nouer un lien avec votre chiot

Vous venez de franchir pour la première fois le seuil de votre porte avec votre nouveau petit loulou. Quelle joie ! Quelle excitation ! Enfin… ça, c’est surtout ce que vous vous ressentez. Votre loulou, lui, sera sûrement un peu perdu ! Mettez-vous 2 secondes à sa place. Il était là, vivait paisiblement au milieu de sa fratrie et passait ses journées à jouer avec ses frères et sœurs, tout en côtoyant ses parents. Quand tout d’un coup, un inconnu est arrivé, l’a arraché à tout ça et l’a emmené dans un endroit qu’il ne connait pas, seul. Bon d’accord, c’est peut-être présenté de manière un peu crue, mais c’est pour bien comprendre qu’il peut ne pas être rassuré par ce qui lui arrive !

Votre rôle, dans ces débuts, est de commencer par lui montrer que c’est vous sa nouvelle famille. Vous êtes désormais les personnes en qui il peut avoir confiance et avec qui il va partager sa vie. S’il est perdu et se met à pleurer, n’hésitez donc pas à le réconforter. Les premières nuits, vous pouvez dormir près de lui pour qu’il sente votre présence et soit rassuré. L’idée est de l’aider à trouver ses marques, pour qu’il puisse vivre paisiblement.

Quand vous sentirez qu’il est plus à l’aise (ce qui devrait prendre environ 1 à 2 semaines, mais parfois plus si le chiot est vraiment chamboulé), vous pourrez ensuite commencer à vous détacher un peu de lui. Il est préférable d’éviter qu’il ne s’habitue à ce que vous soyez trop aux petits soins pour lui. Pas qu’il pense que dès qu’il chouine, vous accourez (Sinon, il y a de grands risques qu’il en profite !).

Renforcer le lien grâce au jeu

Pour développer votre lien avec votre chiot, il n’y a rien de plus simple, il vous suffit de passer du temps avec lui 😀 . Jouez avec, socialisez-le, éduquez-le… Tous des moyens de rendre votre relation aussi forte que possible.

2.  Poursuivre la socialisation à notre monde

La socialisation est une étape cruciale pour que votre chiot devienne un chien bien dans ses pattes. Il s’agit de lui faire découvrir les situations de la vie qu’il sera amené à vivre par la suite, de la manière la plus positive qui soit. Votre loulou ne connait rien. Il ne sait pas ce qu’est une voiture, une vache ou encore El Aspirator ( 😆 ). C’est donc à vous de les lui présenter, en lui faisant comprendre qu’il n’a rien à craindre de tout ça.

“Mouais… Et si je ne le fais pas ?”. En ne socialisant pas son chien, qu’est-ce qu’on risque ? Tout simplement qu’il développe des comportements non désirés. En fait, la société dans laquelle nous vivons est une société créée par l’homme, pour l’homme. Un chien n’y a aucun repère “naturel”. Sans lui expliquer qu’il n’a aucune raison d’avoir peur de ce qui l’entoure, il finira sûrement par croiser des choses qui lui feront peur.

Quand un chien a peur, sa réaction instinctive est la fuite, ce qui signifie qu’il va tirer sur sa laisse (et donc vous mettre en colère ?). Comme il ne pourra pas fuir, sa peur va soit le faire s’écraser et attendre douloureusement que ça passe (il sera ensuite en situation de stress intense et très agité à chaque fois qu’il revivra cette expérience), soit le rendre agressif. Dans tous les cas, la situation ne sera agréable pour personne…

Qu’est-ce qui est mieux ? :

  • 1 année de socialisation en tout genre, suivi de 14 ans de vie sereine ?
  • Ou 15 ans à avoir un chien de plus en plus paniqué et incontrôlable ?

Si vous ne savez pas trop comment vous y prendre, pensez à lire notre article sur les bases de la socialisation. Ou pour ceux qui préfère, notre vidéo sur le sujet 😉 .

3. Commencer l’éducation

Ah l’éducation, ce vaste sujet qui en fait jaser plus d’un… Certains s’y mettent corps et âme, alors que d’autres ne prennent même pas le temps de s’y intéresser. Certains prônent l’éducation traditionnelle, qui parle de dominance et de soumission, alors que d’autres se donnent à fond dans l’éducation positive (ça, c’est nous 😎 ). Mais alors, comment bien la commencer ? Selon nous, l’éducation se divise en deux parties distinctes :

  1. Apprendre à son chiot comment se comporter dans différentes situations de la vie.
  1. Lui apprendre des “commandes” qu’il pourra exécuter dans différentes situations.

Alors non, éduquer ne signifie pas seulement apprendre des “tricks” à son chien. L’importance, là-dedans, est de lui apprendre comment se comporter dans chaque situation. Il doit comprendre que notre société impose des règles qu’il est bon de suivre, car ne pas le faire signifie se mettre en danger !

Les différents “niveaux d’importance” de l’éducation

Autant pour les commandes que pour les comportements généraux, il y a selon nous différents niveaux d’importance lorsqu’on parle d’apprendre des choses à sont chiot.

Les indispensables

Pour commencer, il y a les commandes indispensables qu’un chien doit connaître. Indispensables car à nouveau, il est question de sécurité. En voici une liste non exhaustive :

  • Le rappel, qui est probablement la plus importante de toute. Pour qu’un chien soit parfaitement épanoui, il faut qu’il puisse se promener sans laisse. La laisse n’est en fait qu’un accessoire qui nous permet de garder le contrôle. L’objectif de tous devrait être de ne l’utiliser qu’un minimum, et permettre aux chiens de vivre librement tout en respectant les règles. Et pour cela, il est indispensable qu’ils reviennent immédiatement en cas de nécessité.
  • Le “Reste”, car il doit être capable de résister à ses pulsions. Ce n’est pas parce qu’il y a un copain au loin qu’il faut lui courir dessus. Il ne serait pas judicieux qu’il traverse la grande route qui les séparent !
  • Le “Laisse”. Autant pour la nourriture qu’il trouve, que pour les animaux ou les humains qu’il croise. Il doit être capable de se retenir et de ne pas foncer dessus.

Apprendre à laisser le chat

Pour les comportements généraux, les indispensables seraient par exemple de savoir qu’il ne faut pas marcher sur la route, qu’il ne faut pas sauter sur les gens qu’il croise, ou encore qu’il ne sert à rien de tirer sur sa laisse.

Les comportements “utiles”

Ensuite, viennent les choses non indispensables, mais bien utiles selon les cas. Par exemple, apprendre à son chiot à ne pas franchir une porte juste parce qu’elle est ouverte. Si vous rentrez des courses et que vous avez les bras chargés, c’est peut-être plus simple si vous n’avez pas en plus votre loulou qui s’enfuit dès que la porte s’ouvre, non ? Ou encore à distinguer la marche à côté de vous à gauche ou à droite (selon le côté où se trouve la route).

Vous pouvez aussi apprendre à votre chiot à tourner autour d’un objet (idéal si votre chien emmêle sa laisse autour de quelque chose à laquelle vous n’avez pas accès, comme un rocher derrière une clôture) ou à ramper (cette fois pour passer sous la clôture ^^).

D’autres idées de commandes utiles seraient de lui apprendre à donner la patte pour lui couper les griffes, ou à ne pas bouger lorsqu’on l’inspecte en rentrant de balade à la recherche de tiques

Les “tricks”

Enfin viennent les commandes qui ne servent qu’à amuser la galerie. Faire le beau, rouler, aboyer… Ce n’est peut-être pas par ça qu’il faut commencer, mais elles permettent tout de même de faire travailler le chien, le fatiguer mentalement et de développer votre lien avec lui. Rappelez-vous qu’un chien a besoin de se dépenser, autant physiquement que mentalement, et que ne pas le faire est la principale cause d’apparition de mauvais comportements.

4. (ou “3+1”) L’apprentissage de la propreté

Comme expliqué plus haut, ce point n’en est pas vraiment un. La propreté est en fait une des situations dont nous parlions dans la partie “3. L’éduquer”, où le chiot doit apprendre à se comporter. Toutefois, comme il est parfois difficile d’en venir à bout, nous pensons qu’il est important de mettre l’accent dessus.

Il est difficile de savoir à quoi s’attendre quand on parle de propreté. Le “problème”, c’est que cette étape est différente pour chaque chiot. Certains sont propres en 2 jours alors que d’autres ne le sont qu’à une année… Et le pire, c’est que vous ne connaîtrez cette durée qu’une fois que ça sera terminé. Avec Günther, c’est à ses 5 mois qu’il l’a été. Les débuts étaient difficiles, car on avait vraiment l’impression de vivre dans ses toilettes ! Il y a eu quelques légers progrès, mais dans l’ensemble, il a toujours fait des pipis à l’intérieur (heureusement, que très peu de cacas). Et puis, un jour, presque du jour au lendemain, il a arrêté.

Le plus important est de vous armer de patience. Pour apprendre la propreté à votre chiot, vous devez commencer par suivre les 3 points suivants :

  • Le sortir toutes les heures, et ajuster si besoin. En général, c’est à-peu-près la fréquence des pipis. Le but du “jeu” est en fait qu’aucun besoin ne se fasse dedans. Donc s’il fait dedans malgré tout, c’est simplement qu’il faut le sortir plus fréquemment.
  • Récompensez chaque besoin qui est fait dehors. C’est-à-dire, lorsqu’il est en train de faire, lui dire doucement un “Bravo” chaleureux. Pourquoi “doucement” ? Parce que si vous montrez trop de joie, vous pouvez le perturber et le couper dans son élan. Attendez qu’il finisse, et là, faites-lui la fête ! Donnez-lui des friandises (en faisant attention à la taille), jouez avec lui et acclamez-le 😀 .
  • S’il fait à l’intérieur, sortez le immédiatement. En rentrant, mettez-le à l’écart, dans un endroit où il ne peut pas vous voir pendant que vous nettoyez. Si vous êtes plusieurs à la maison, profitez que quelqu’un le sorte pour nettoyer. Il ne faut pas qu’il vous voit, car agiter un chiffon par terre ressemble à un jeu. Il croira que vous vous amusez et il risque donc de refaire pour vous faire plaisir.

“Mais pourquoi est-ce qu’il fait dedans ? Ce n’est pourtant pas compliqué à comprendre !”

Il y a 2 raisons qui font qu’un chiot n’est pas propre :

  1. Parce que ses muscles ne sont pas formés.
  2. Parce qu’il n’a pas encore compris qu’il ne devait pas le faire.

Pour le premier point, vous ne pouvez qu’attendre qu’il grandisse. C’est sur le deuxième que vous allez pouvoir travailler, en faisant comme expliqué plus haut.

Gronder ne fait que rendre ça plus compliqué

Imaginez un parent gronder son bébé parce qu’il fait ses besoins, et lui mettre le nez dedans pour lui faire comprendre que ce n’est pas là qu’il doit faire… Plutôt absurde, non ? À la place, on lui met des couches, et on est même content lorsqu’il fait dedans. Avec un chiot, c’est pareil, sauf qu’on ne lui met pas de couche (mais qu’on est quand même pas content quand il fait “dedans” 😛 ). Ce n’est donc pas une raison pour le gronder parce que vous devez nettoyer. Vous devez simplement faire en sorte qu’à chaque fois qu’il fasse ses besoins, il se trouve dehors.

En plus, si vous le réprimandez, la seule chose qu’il va comprendre, c’est “Il/Elle me voit faire dedans = Je me fais gronder…”. Résultat, il ne va pas arrêter de faire, il va juste se cacher pour ne pas se faire réprimander 😕 . Pour plus d’infos et pour commencer sur les chapeaux de roues, sentez-vous libre de télécharger notre livre numérique gratuit, qui vous dévoilera toutes nos astuces sur l’apprentissage de la propreté (vous le trouverez en dessous de cet article).

Quand commencer tout ça

Au début, on a souvent tendance à vouloir laisser du temps à son nouveau compagnon avant de l’embêter avec tout ça. Les gens préfèrent parfois attendre que leur chiot ait grandi avant de faire quoi que ce soit avec, ce qui est en fait une fausse bonne idée. Jusqu’à ses 3 mois, son cerveau est malléable car encore en train de se former. Votre chiot a beaucoup plus de chance de se rappeler ce que vous lui apprenez dans cette période, alors profitez-en 😉 .

La réponse à “Quand commencer ?” est donc “LE PLUS VITE POSSIBLE” ! Dès les premiers jours, commencez l’apprentissage. Il n’y a que du positif à le faire et votre chiot en sera ravi.

En ce qui concerne la socialisation, comme expliqué dans notre article sur le sujet, un chiot commence sa vie avec un niveau de peur au minimum, qui augmente au fil des jours. A nouveau, plus vous attendrez, moins il prendra bien ce que vous lui présentez, alors n’attendez pas !

Le chiot, pas si bête que ça !

Quand on débute, il peut arriver qu’on ne veuille pas commencer trop vite, pour ne pas surcharger son chiot de peur qu’il n’y comprenne rien. On veut alors attendre qu’il maîtrise parfaitement, par exemple, la commande “Assis” avant de passer à la commande suivante. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’un chiot est tout à fait capable d’apprendre plusieurs choses en même temps. Alors au contraire, profitez-en. Vous ne ferez que le stimuler, ce qui le motivera davantage 🙂 .

En fait, une bonne manière de faire est simplement de s’adapter aux événements qui arrivent. Si, en vous promenant, vous passez à côté d’un parc où se trouve des vaches, profitez de l’occasion pour l’y socialiser. Lorsque vous croisez des gens, apprenez-lui à rester calme et à ne pas sauter dessus. Il trouve de la nourriture par terre ? Expliquez-lui qu’il ne doit pas la manger…

Ce qu’il faut faire attention, pour qu’il comprenne bien ce que vous attendez de lui, c’est de bien distinguer les différentes séances. Si vous êtes en train de le socialiser aux voitures, ne réagissez pas s’il se met à tirer sur la laisse. La session du moment est consacrée à comprendre qu’il ne doit pas avoir peur des voitures, l’apprentissage de la marche en laisse attendra un autre moment.

Faites tout de même attention à ne pas trop lui en demander, et laissez-lui aussi des moments de répits pour faire ce qu’il veut, vivre sa vie de chiot, renifler un truc qui fouette 😆 ou se reposer.


Qu’avez-vous pensé de cet article ? Par quoi avez-vous commencé avec votre loulou ? N’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.

Vous avez des soucis en particuliers avec votre loulou, et vous souhaiteriez un article sur un sujet précis ? À nouveau, dites-le-nous et nous prendrons le temps qu’il faut pour vous aider du mieux que nous pouvons 🙂 .

Merci d’avoir lu cet article !


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