Présentation chien-chat : Notre plus grosse erreur

Présentation chien-chat : Notre plus grosse erreur
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Quand on adopte un chiot, on devient responsable d’une vie. Ce petit être qui a vu le jour il y a peu ne connaît encore rien de notre monde, et c’est donc à nous de lui apprendre tout ce dont il a besoin de savoir.

Et la tâche n’est pas aisée car des choses, il y en a !

Parallèlement, quand c’est la première fois qu’on adopte, on ne sait pas encore ce que signifie d’élever un animal. Il y a donc d’un côté le chiot, qui doit tout apprendre des codes de notre société, et de l’autre vous, qui devez également apprendre à vous occuper d’un chien.

Autant vous dire que cette expérience n’a rien d’un long fleuve tranquille. Honte à celui qui osera prétendre le contraire.

Aujourd’hui, je vais donc vous raconter ce que j’estime être la plus grosse erreur que nous avons faite avec Günther, notre chien. Car des erreurs, nous en faisons tous (On est entre nous, on peut bien se l’avouer 😉 ). Pas par laxisme ou par manque de bonne volonté, mais simplement par manque d’expérience.

Cet article participe au carnaval d’article que nous organisons directement sur ce blog, sur le thème “Ma plus grosse erreur avec mon chien”. Le but de cet événement est de vous partager l’expérience de personnes qui ont déjà traversé une adoption, afin que vous vous rendiez compte du genre de difficultés qu’il est possible de rencontrer.

Retrouvez tous les articles ayant participé en cliquant directement ICI.

Notre plus grosse erreur, c’est ça…

Pour ceux qui nous suivent depuis un moment, vous savez qu’avant d’accueillir Günther nous vivions déjà avec notre chat, Igor. Et donc forcément, nous appréhendions un peu sa réaction à l’arrivée du petit nouveau…

Nous avons donc fait des recherches en amont, avant même l’adoption. Nous avons découvert ce grand principe, j’ai nommé “La socialisation”, qui consiste à présenter au chiot tout ce qui fait notre monde de manière aussi douce et positive que possible, afin qu’il comprenne qu’il n’a pas à en avoir peur. Et la socialisation s’applique donc également avec le chat.

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Si le principe de socialisation est flou dans votre esprit, sentez-vous libre de télécharger notre livre gratuit pour en apprendre tous les détails. Utilisez simplement le formulaire en bas de cet article.

Vous l’aurez compris, ce que j’estime être notre plus grosse erreur est intimement lié à cette présentation. Mais attention, pas de conclusion hâtive, vous risqueriez d’être surpris comme nous l’avons été !

La présentation chien-chat : Ce qui se raconte.

Quand on débute et qu’on veut se renseigner sur un sujet, un des meilleurs moyens, c’est de chercher sur internet. Le problème, c’est qu’on y trouve de tout. Des sites en tout genre, des blogs, et surtout des groupes Facebook et des forums, où tout le monde donne son avis sur le sujet…

Et ce qui est terrible, c’est que ce qui revient très régulièrement, c’est : “Il faut les laisser faire. Ils gèrent ça très bien tout seuls.”

Il y en a même qui vont carrément jusqu’à dire : “Laisser les faire, le chat mettra un coup de griffe au chiot, et il comprendra tout de suite comment il doit se comporter.”

Mouais, laisser volontairement son chiot se faire traumatiser dès son arrivée, alors qu’il vient juste d’être arraché à tout ce qu’il connaissait, un peu moyen comme découverte douce et positive. Et du côté du chat, c’est pareil. On peut mieux faire en matière de rencontre “positive”.

La présentation chien-chat : La théorie

Si on se tourne vers des livres ou des sites un peu plus sérieux, on découvre alors qu’effectivement, il faut y aller pas à pas, au rythme des bêtes. Ne surtout pas les brusquer, car il est important de directement partir sur les meilleures bases si on veut pouvoir espérer une vie harmonieuse pour tous.

Personne ne doit se sentir forcé, personne ne doit se sentir piégé. On met un harnais et une laisse au chiot, on prend des friandises pour le chiot (et si possible aussi pour le chat), et on observe attentivement leurs réactions pour bien comprendre comment chacun prend l’expérience.

L’idée, ce n’est pas de les mettre dans la même pièce, de laisser le chiot foncer sur le chat, et de le laisser se ramasser un coup de griffe. L’idée, c’est justement de tout faire pour l’éviter, ce coup de griffe (pareil pour la morsure). Donc on retient le chiot, et on le récompense tant qu’il reste calme. Le mieux serait que le chat s’approche de lui-même, donc on va plutôt tenter de l’attirer avec des friandises.

Ce qui est important, c’est d’avoir en tête que la présentation peut prendre plusieurs jours, voire même plusieurs semaines, pour que tout le monde s’accepte. Le but du jeu, c’est de faire que toutes les interactions soient faites sous surveillance, pour s’assurer qu’elles se passent au mieux.

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Et donc pour nous, il s’est passé ça…

La théorie, c’est bien, mais ce qu’on apprend assez vite en matière d’éducation canine, c’est qu’il peut y avoir un fossé entre théorie et pratique. Vous aurez beau lire toutes les astuces sur le sujet, vous ne pourrez vous rendre compte de si elles s’appliquent réellement qu’une fois mises en pratique.

On est passé à la pratique

La démarche qu’on a suivie, c’est celle que je vous ai expliqué juste en dessus (pas celle qui vient des forums hein). On y est allé mollo et on a fait en sorte que tout se passe bien. Igor (le chat) pouvait à tout moment se réfugier à l’étage s’il en ressentait le besoin. C’est d’ailleurs ce qu’il a rapidement fait lors de la première séance de présentation, profitant que nous soyons là pour retenir Günther.

Si je vous dis d’imaginer une rencontre entre un chien et un chat, ce que vous visualisez, c’est le chien vouloir chasser le chat, éventuellement aboyer, et le chat hérisser les poils et être prêt à tout moment à attaquer sauvagement le chien avant de s’enfuir. C’est ce qu’on pense tous. Et bien quand on gère une rencontre et qu’on veut qu’elle se passe bien, c’est aussi ce à quoi on s’attend…

La grande peur, c’était le coup de griffe.

Et bien croyez-le ou non, mais ce qui a fini par se passer, c’est en fait tout l’inverse. Après les premières frayeurs du chat au cours des premières séances, une fois habitué, il est devenu complètement docile et se laissait totalement faire par le chiot.

Super, ils vont pouvoir s’entendre et cohabiter !

“Mais alors, elle est où l’erreur ?”

On aurait pu s’arrêter là, et d’ailleurs, c’est malheureusement ce qu’on a fait. Ils avaient l’air partis sur de bonnes bases, alors pourquoi s’inquiéter ?

Eh bien en fait, nous étions tellement focalisés sur l’expérience côté chiot, que nous n’avons pas remarqué l’expérience côté chat. Le chat était docile, certes, mais le problème c’est qu’il subissait complètement le petit nouveau !

Günther adore Igor. Il adore aussi jouer. Et sa manière de jouer, c’était de lécher les oreilles (Ne me demandez pas…). Donc en gros, dès que le chat posait la patte au sol, il fallait lui courir dessus et lui baver tout partout sur sa doudoune. Igor finissait donc généralement un peu choqué et les poils tout collés de bave.

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Et un jour, on ne l’a pas vu de la journée…

Ça a été la sonnette d’alarme. Il n’est pas sorti de sa cachette. Il n’a rien mangé. Et c’est seulement là qu’on s’est rendu compte que la cohabitation était peut-être pas aussi géniale pour tout le monde.

Une année.

C’est le temps qu’il a fallu pour faire disparaître ce comportement qui s’était encré durant “seulement” 1 mois. Pour que Günther ne fonce plus sur Igor, et qu’il le laisse enfin tranquille. Ça a été pénible, et on s’en serait bien passé. Et rien de tout ça ne se serait produit si on avait immédiatement empêché le chien de tout le temps courir sur le chat.

La leçon à retenir

J’ai écrit “la” leçon, mais on pourrait dire qu’il y en a en fait deux.

La première, c’est que quand vous socialisez votre chien avec un autre animal, gardez en tête que pour que l’expérience soit réussie, tout le monde doit passer un bon moment, pas uniquement le chien.

Et la deuxième leçon, qui est de loin la plus importante, c’est que quelque soit le conseil qu’on vous donne, qu’elle que soit la théorie, vous ne pourrez jamais réellement savoir comment ça va se passer tant que vous ne serez pas en train de l’appliquer.

La théorie, c’est essayer de prévoir ce qui va se passer. Mais on ne parle pas d’une simple machine là, on parle bien d’un être vivant. Et on aura beau être préparé à toutes les éventualités, il y a toujours un risque que les choses ne se passent pas comme prévu.

Ne soyez jamais trop sûr de vous (je l’étais, et je ne referais pas cette erreur). Essayer de prévoir, c’est bien, mais être prêt à l’imprévu, c’est mieux.

Sachez vous adapter 😉


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Si vous appliquez ce concept, vous aurez à coup sûr un chien bien dans ses pattes. Évitez les mauvais comportements :)